Dans un email envoyé aux participants du Grand Débat du 9 mars 2019 organisé à Elbeuf par Yanis Khalifa avec les Jeunes Démocrates et le Club Hessel, la synthèse suivante nous est présentée :
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Député suppléant de Seine-Maritime : son actualité à Elbeuf et au delà
Dans un email envoyé aux participants du Grand Débat du 9 mars 2019 organisé à Elbeuf par Yanis Khalifa avec les Jeunes Démocrates et le Club Hessel, la synthèse suivante nous est présentée :
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A Paris, le 14 janvier 2019
Le Président de la République a lancé un grand débat pour permettre de réunir le pays autour de mesures démocratiques, économiques, sociales et environnementales. Ce débat devra répondre aux principales questions des Français, gilets jaunes ou non, qui ne trouvent pas de réponse depuis des décennies.
L’enjeu est bien trop important, ce débat se doit d’être une réussite pour le pays. Et il ne le sera qu’à la double condition d’associer l’ensemble des Français, en particulier ceux les plus éloignés de la politique, et d’aborder les véritables sujets de la crise de confiance actuelle : mauvaise représentativité des institutions démocratiques, disparition des services publics, hausse des inégalités, affaiblissement de la politique de solidarité, désertification médicale, augmentation des prix de l’énergie et des transports.
C’est pourquoi les Jeunes Démocrates, mouvement de jeunesse du Mouvement Démocrate (MoDem), s’engageront résolument dans ce grand débat :
“Il faut voir le Grand Débat comme une opportunité de faire enfin de la politique autrement, en redonnant leurs places aux citoyens et aux élus de proximité que sont les maires.” précise Pierre-Jean BATY, Président des Jeunes Démocrates.
“Ce sera l’occasion de prendre le temps de redéfinir ensemble comment doit évoluer notre démocratie, avec notamment en ligne de mire la tant attendue réforme des institutions et la dose de proportionnelle, pour une meilleure représentation, que nous appelons de nos vœux depuis déjà un moment.” ajoute-t-il.
A propos :
Mouvement de jeunesse du MoDem, les Jeunes Démocrates – JDems pour les intimes – ont vu le jour en 2008, dans la foulée de la création de leur mouvement aîné par François Bayrou. Ils s’attachent à oeuvrer pour l’avancement de leurs valeurs humanistes, européennes et écologistes.
Le mouvement est présent dans chaque département de France et rassemble près d’un millier de militants, âgés de 16 à 32 ans. En outre, sur le plan européen, les Jeunes Démocrates sont une composante des Young Democrats for Europe (YDE : Jeunes Démocrates Européens), qui réunit 11 membres issus de 9 pays européens ainsi que des partenaires dans une douzaine d’autres pays européens.
Contacts presse :
Yanis KHALIFA : Membre du Bureau National, Chargé des Relations Presse
email : presse@jeunes-democrates.org
compte Twitter : @Isaak_FAYLIHN
site web : jeunes-democrates.org
Les comptes Twitter à suivre :
@J_Democrates : Compte Twitter institutionnel des Jeunes Démocrates
@PierreBaty : Pierre-Jean BATY – Président
@C_Maudoux : Constance MAUDOUX – Vice Présidente, Chargée de la communication
@AcademieJDem : Compte Twitter dédié de l’Académie des Jeunes Démocrates
Page Facebook des Jeunes Démocrates : https://www.facebook.com/jeunesdemocrates/
À l’occasion des 113 ans de la loi de 1905, qui a défini la laïcité, en tant que principe républicain, il apparaît judicieux de faire parler celui à qui l’Histoire en a attribué la paternité, à savoir Aristide Briand, rapporteur de cette loi.
Ici dans son discours prononcé lors de la séance du 3 juillet 1905 (juste avant le vote de la loi) :
Yanis Khalifa était ce weekend à Bordeaux, dans le cadre d’une réunion publique s’inscrivant dans le cadre d’une série de conférences s’intitulant #Europe2030, organisée par les Jeunes Démocrates (dont il est membre du Bureau National).
Le thème du jour était « la lutte contre les inégalités, nouveau défi européen »
Hier, Yanis Khalifa accueillait, au nom de notre Députée Sira Sylla et en présence de Madame la Préfète Fabienne Buccio, la Secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire Emmanuelle Wargon, pour une visite des installations municipales à énergie positive de la commune de Malaunay, ainsi que pour la signature de l’Accord de Rouen pour le Climat.
L’intelligence des territoires doit pouvoir inspirer l’action du gouvernement, notamment sur la question de la transition écologique, où, beaucoup de choses peuvent se faire avec les citoyens, les élus et les entreprises.
Issu de la publication originale sur la page Facebook de Yanis Khalifa :
Communiqué de presse des Jeunes Démocrates concernant l’annonce du Président de la République Emmanuel Macron de la modulation de la taxe sur les carburants en fonction des cours du pétrole, suite à la proposition de François Bayrou, Président du Mouvement Démocrate :
A Paris, le 27 novembre 2018
Les Jeunes Démocrates, mouvement de jeunesse du Mouvement Démocrate (MoDem) ont pris acte de l’annonce présidentielle consistant en l’adaptation de la hausse des taxes à l’évolution des cours mondiaux du pétrole.
En effet, il était nécessaire de limiter l’impact de la fiscalité des carburants et de la fluctuation des prix pour ceux, parmi nos concitoyens, qui dépendent le plus de leur véhicule personnel pour effectuer leurs déplacements du quotidien.
«Il nous faut construire une méthode pour nous mettre à l’abri de tels phénomènes et adapter la hausse des taxes à l’évolution des cours» ainsi, cela a-t-il été annoncé par le Président de la République Emmanuel MACRON.
Les Jeunes Démocrates se réjouissent d’autant plus de cette mesure qu’elle avait été suggérée au Président de la République par François BAYROU, Président du Mouvement Démocrate, parti à la fibre humaniste et possédant une fine connaissance des territoires : une véritable valeur ajoutée pour le gouvernement.
A cette occasion, il paraît important de rappeler deux impératifs, autour desquels doivent s’articuler le débat :
celui de mener la transition énergétique afin de répondre aux enjeux environnementaux et d’acquérir une indépendance vis-à-vis des puissances pétrolières
la nécessité de gérer les finances publiques de manière saine, notamment en cessant de nous endetter davantage.
Dans les deux cas, il en va de l’avenir des générations actuelles et futures, mais à ces deux impératifs, doit s’ajouter celui de ne pas laisser de côté les plus fragiles d’entre nous : la France de la ruralité, des petites communes et de la périphérie urbaine.
En somme, une écologie populaire, ainsi que l’a appelée de ses vœux le Président de la République, lors de son allocution à l’Elysée.
“Il ne doit pas y avoir une France urbaine de la transition énergétique face à une France en difficulté qui se sentirait lésée par la réforme : la préservation de notre environnement doit être un sujet qui mobilise et rassemble les français et non qui les divise” précise Pierre-Jean BATY Président des Jeunes Démocrates.
“Laisser une marge de manœuvre aux collectivités pour adapter le dispositif aux spécificités des territoires et mettre en place une plateforme de dialogue pour que les citoyens s’expriment et soient moteurs est également un bon signal” ajoute-t-il.
Par ailleurs, dans le cadre de la série d’événements #Europe2030 dédiée à l’Europe, dont les Jeunes Démocrates sont à l’origine, une conférence publique « Lutte contre les inégalités, nouveau défi européen” aura lieu :
le 1er décembre,
à l’Athénée, à Bordeaux 👇
Europe 2030 @Bordeaux : L’Europe des solidarités


A propos :
Mouvement de jeunesse du MoDem, les Jeunes Démocrates – JDems pour les intimes – ont vu le jour en 2008, dans la foulée de la création de leur mouvement aîné par François Bayrou. Ils s’attachent à oeuvrer pour l’avancement de leurs valeurs humanistes, européennes et écologistes.
Le mouvement est présent dans chaque département de France et rassemble près d’un millier de militants, âgés de 16 à 32 ans. En outre, sur le plan européen, les Jeunes Démocrates sont une composante des Young Democrats for Europe (YDE : Jeunes Démocrates Européens), qui réunit 11 membres issus de 9 pays européens ainsi que des partenaires dans une douzaine d’autres pays européens.
Contacts presse :
Yanis KHALIFA : Membre du Bureau National, Chargé des Relations Presse
email : presse@jeunes-democrates.org
compte Twitter : @Isaak_FAYLIHN
site web : jeunes-democrates.org
Les comptes Twitter à suivre :
@J_Democrates : Compte Twitter institutionnel des Jeunes Démocrates
@PierreBaty : Pierre-Jean BATY – Président
@C_Maudoux : Constance MAUDOUX – Vice Présidente, Chargée de la communication
@AcademieJDem : Compte Twitter dédié de l’Académie des Jeunes Démocrates
Page Facebook des Jeunes Démocrates : https://www.facebook.com/jeunesdemocrates/
Hier soir, Yann Wehrling, Secrétaire Général du Mouvement Démocrate, était l’invité du MoDem 76, avec Richard Lecoeur et Yanis Khalifa, à la Halle aux Toiles, à Rouen, pour un événement public autour de l’Europe.

Aujourd’hui, Yanis Khalifa participait à la commémoration du centenaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 à Elbeuf. À cette occasion, il y a déposé une gerbe au nom de la Députée Sira Sylla, qu’il représentait en tant que suppléant.
La voici reproduite en intégralité :
Il est le Secrétaire Général des Jeunes Démocrates du MoDem, dont le regard porté sur le futur de l’UE va bien au-delà des élections européennes de mai 2019. Putsch l’a rencontré pour essayer de comprendre comment les moins de 30 ans imaginent l’Europe de demain mais aussi la France et ses territoires.
Vous ne croyez pas que la France doit « alléger » son modèle de présidentiel? Aux États-Unis, par exemple, la constitution prévoit plus de contre-pouvoirs…
Le modèle présidentiel est l’essence même de la Ve République et l’héritage légué par le général de Gaulle avec le référendum de 1962. Il trouve sa légitimité dans un moment unique: la rencontre directe d’un homme avec les Français, exprimée lors de l’élection présidentielle. Ce présidentialisme s’explique d’une part par le suffrage universel direct – uninominal à deux tours – mais aussi par le rôle du Président de la République dans nos institutions. La réforme constitutionnelle de 2000 à l’occasion du référendum sur le quinquennat a, en ce sens, renforcé le pouvoir du Président de la République en juxtaposant les élections législatives et les élections présidentielles. Certes, cette mesure a permis d’éviter des épisodes de cohabitation, mais elle a aussi considérablement renforcé le pouvoir du Président de la République qui, une fois élu, est assuré d’obtenir la majorité à l’Assemblée Nationale. Le Président de la République voit donc en contrepartie moins d’utilité à son pouvoir de dissolution. Cependant, il serait beaucoup trop réducteur de ne pas reconnaître que nous sommes toujours dans un régime semi-présidentiel ou semi-parlementaire. Le Président de la République possède un droit de regard sur la politique intérieure du pays mais il nomme un Gouvernement qui lui-même rend des comptes devant l’Assemblée nationale qui a le pouvoir de le faire tomber. Le Parlement est le principal contre-pouvoir, il doit en prendre pleine conscience afin de peser davantage dans la gestion des dossiers du pays. Qui plus est, les médias sont libres en France, les citoyens sont libres de s’organiser comme ils le souhaitent, les contre-pouvoirs existent au sein même de la société. L’affaire Benalla en est un parfait exemple – même si, selon moi, cette affaire a fait beaucoup de bruit pour pas grand-chose – les médias ont été libres de communiquer, les citoyens ont été libres de se faire un avis, et les deux Chambres ont constitué une commission d’enquête afin d’éclaircir ces évènements en parallèle d’une Justice parfaitement indépendante. Cette affaire a permis de montrer que les contre-pouvoirs existent et fonctionnent en France. Afin d’alléger ce présidentialisme, la révision constitutionnelle, la loi organique et ordinaire qui devraient être remis à l’ordre du jour au mois de janvier 2019 permettront de renforcer le rôle du Parlement. Couplée à une dose de proportionnelle conséquente, la révision de nos institutions permettra à la fois une meilleure représentativité des sensibilités politiques à l’Assemblée nationale mais aussi un renforcement de sa légitimité.
« Le Parlement est le principal contre-pouvoir, il doit en prendre pleine conscience afin de peser davantage dans la gestion des dossiers du pays. Qui plus est, les médias sont libres en France, les citoyens sont libres de s’organiser comme ils le souhaitent, les contre-pouvoirs existent au sein même de la société »
Cela vaut aussi au niveau des administrations périphériques ?
Avant de répondre sur le fond, j’en profite pour relever rapidement le terme « d’administrations périphériques » – qui est le terme consacré, mais qui dénote même au sein de la sémantique la manière dont les territoires sont considérés par l’État central. L’État est trop centralisé, nous avons ce problème en France, héritage des Jacobins, de ne pas voir la France comme un ensemble de territoires avec des spécificités économiques, culturelles et sociales différentes mais comme un ensemble dans lequel le pouvoir doit être contenu. L’État français a longtemps eu peur de la différence de nos territoires. La construction de notre nation a rencontré des difficultés qui peuvent en partie expliquer les politiques d’uniformisation, notamment lors de la IIIe République. Or, je pense que les mentalités doivent changer, il est temps d’accepter que les problématiques soient différentes en fonction des territoires, de la population et des cultures locales. La prochaine révision constitutionnelle apporte une avancée essentielle à la vie de ces administrations périphériques : « le droit à la différenciation » qui permettra aux collectivités territoriales de s’emparer de compétences en harmonie avec les problématiques concrètes de ces territoires. Le pouvoir commencera à se décentraliser et sera moins rigide. Un autre point de cette différenciation permettra aussi et surtout de valoriser des solutions qui viennent du terrain, du territoire, des Français. La différenciation est un pas de géant pour cette logique du haut vers le bas, c’est un projet que je soutiendrai à 100%.
« La prochaine révision constitutionnelle apporte une avancée essentielle à la vie de ces administrations périphériques : « le droit à la différenciation » qui permettra aux collectivités territoriales de s’emparer de compétences en harmonie avec les problématiques concrètes de ces territoires »
Les propositions du président Macron pour limiter l’impact de l’augmentation des carburants ont été mal perçues par l’opinion publique. Pourquoi selon vous?
Je ne crois pas que les propositions du Président Emmanuel Macron pour limiter l’impact de l’augmentation des carburants ont été mal perçues par l’opinion publique. Les idées avancées lors de son interview du 6 novembre sur Europe 1, ont eu un certain écho comme celle de dédommager les travailleurs, devant faire plus de 30km pour se rendre sur leur lieu de travail. Le Président de la République a écouté et compris le ras-le-bol de certains Français qui prennent cette augmentation du prix des carburants comme une double peine lorsqu’ils sont déjà en incapacité financière de vivre à proximité de leur entreprise ou de leur branche employeur. L’argument de l’écologie est réel, mais c’est une erreur selon moi de le mettre en avant dans ce contexte. L’écologie paraît punitive et risque de braquer les Français qui n’ont rien contre cette lutte commune que doit être l’écologie. Toute taxation écologique doit venir remplacer une taxe déjà existante. Elle ne doit pas être cumulative.

« L’argument de l’écologie est réel, mais c’est une erreur selon moi de le mettre en avant dans ce contexte. L’écologie paraît punitive et risque de braquer les Français qui n’ont rien contre cette lutte commune que doit être l’écologie »
Quelles mesures propose le MoDem pour alléger la facture du carburant des Français qui résident loin de leur lieu de travail ?
Il faut aborder le problème de manière globale. Cette mesure s’inscrit dans une politique écologique large, facilement compréhensible pour les habitants des métropoles ou ceux qui ont accès à des transports urbains efficaces ou des moyens de transports alternatifs. En revanche, il reste énormément à faire pour les Français qui n’ont pas d’autre choix que d’utiliser leur voiture pour se rendre sur le lieu de travail. L’accompagnement des personnes qui parcourent plus de 30km pour se rendre sur le lieu de travail doit être optimisé par une aide économique comme cela se fait déjà dans certaines régions. Au-delà de cette mesure d’urgence, il y a deux leviers également à actionner dans le temps long. Le premier consiste à faire pression sur les grands groupes pétroliers pour que le prix à la pompe s’adapte en quasi-instantanéité sur le cours du baril – et non pas que la modification prenne plusieurs semaines afin que ces groupes se fassent une marge plus conséquente. Le deuxième est de favoriser la transition de l’acquisition de véhicules propres en renforçant la prime à la conversion afin de sortir de l’énergie fossile le plus rapidement possible. De manière globale, ce débat sur la taxation de l’essence renvoie à deux finalités qui sont bien différentes : la transition écologique avec la fin programmée et urgente de l’énergie fossile et la question territoriale avec la problématique d’associer tous les territoires – qui ne rencontrent pas les mêmes problématiques – à ce projet.
En tant que secrétaire général des jeunes du MoDem, seriez-vous prêt à vous engager par exemple pour faire adopter par ce gouvernement un plan favorisant réellement le développement du télétravail ?
Les jeunes du Mouvement Démocrate sont favorables au développement du télétravail mais il se doit d’être encadré. Le travail doit s’adapter aux outils technologiques qui sont désormais à notre disposition. S’il est tout à fait possible de réaliser ses tâches depuis chez soi, je ne comprends pas pourquoi nous devrions contraindre un salarié à faire des trajets supplémentaires. C’est un non-sens à la fois individuel, économique et écologique. En France, nous sommes bloqués sur le quota d’heures travaillées. Les 35heures, un symbole d’acquis social, montrent que nous réfléchissons en durée passée au travail avant de réfléchir à la production finale. Nous devons sortir de ce modèle pour les nouveaux métiers tout en garantissant ces acquis aux travailleurs les plus exposés à la pénibilité de leur poste. Donner un objectif et responsabiliser le salarié sur son organisation en temps/horaire devrait se généraliser. Cependant, une réflexion globale doit avoir lieu sur le sujet car le travail à la maison comporte des limites notamment d’autodiscipline de la part de l’employé sans contrôle de la part de l’employeur et une disparité entre les différents postes risquant de créer des inégalités de traitement en fonction de son métier. Il faut tout de même rappeler que le travail est à l’origine d’un environnement social motivant et gratifiant. A travers le télétravail, il peut résider un risque de désocialisation. Alors certes, ces dispositions permettraient un meilleur train de vie et plus d’épanouissement pour les salariés avec plus de temps à consacrer à leur famille et leurs loisirs, mais elles peuvent représenter un risque social pour l’employé. C’est pourquoi, le télétravail est, en soi, une disposition très intéressante à laquelle nous sommes favorables, cependant elle doit s’inscrire d’un cadre général, structuré à la vue des risques sociaux qui peuvent en découler.
« En France, nous sommes bloqués sur le quota d’heures travaillées. Les 35 heures, un symbole d’acquis social, montrent que nous réfléchissons en durée passé au travail avant de réfléchir à la production finale »
Pour éviter la désertification culturelle des territoires, quelles mesures mettriez-vous en place ?
La culture, particulièrement en France, est un vecteur essentiel de notre identité, de notre civilisation et de nos valeurs. Tous les Français doivent avoir un « droit à la Culture ». La promesse d’Emmanuel Macron d’octroyer un pass culture de 500€ pour les jeunes est une très bonne initiative pour les sensibiliser et les inciter à découvrir le monde culturel… mais ce pass ne sera utilisable si et seulement s’il existe des offres culturelles à proximité. L’extension du Louvre à Lens ou encore l’ouverture d’une antenne en banlieue du Centre Pompidou sont une très bonne démarche qui doit être multipliée dans tous les territoires périphériques français. Ce genre d’initiative doit être généralisée à tous les acteurs de la culture afin de décentraliser la culture et de permettre à tous les Français d’avoir accès à leur patrimoine culturel. Le maillage culturel des territoires passe également par un acteur essentiel : les associations. Le MoDemen a fait une priorité dans son travail législatif afin de permettre un accompagnement optimal du monde associatif. Les associations culturelles : danse, théâtre, musique…. pourront ainsi se multiplier et être accompagnées sur l’ensemble du territoire. Enfin, un élément non négligeable réside dans le développement de l’accès à la culture par le net. Aujourd’hui, il est tout à fait possible de visiter virtuellement le Louvre, le MoMa, le Prado et d’autres. Nous devrions peut-être nous rapprocher des établissements scolaires et périscolaires afin de réaliser ces visites guidées grandeur nature avec de jeunes élèves. Quoi qu’il en soit, la culture doit tous nous préoccuper et un travail de sensibilisation et de promotion doit être fait partout sur le territoire français. Dans des temps où les discours démagogiques et populistes s’élèvent et que des jeunes se radicalisent, nous devons rappeler que la culture nous élève et apporte les réponses aux doutes de nos sociétés.
Selon vous, quelles solutions faut-il apporter pour éliminer la violence dans les écoles ?
Le cas du braquage d’un professeur par un élève met en exergue deux problématiques. La première réside dans la violence directe d’un élève à l’égard de son professeur. Cette violence n’est pas isolée comme en a témoigné le mouvement #PasdeVagues qui a très rapidement pris forme sur les réseaux sociaux. A titre personnel, je suis favorable à la présence des forces de l’ordre dans les établissements scolaires – sous couvert de garde-fous comme le propose le Gouvernement – mais cette mesure n’est pas suffisante. Elle doit être accompagnée par une véritable politique de sensibilisation et de sanctions. L’École n’est plus perçue comme une chance par certains, nous devons faire un travail pédagogique dès le plus jeune âge pour leur faire comprendre que l’école est une chance pour tous, qu’elle permet l’émancipation et l’accès à la connaissance. En matière de sanctions, les comportements violents en milieu scolaire doivent être dénoncés directement à la Justice afin que ces jeunes ne se sentent pas impunis et protégés en milieu scolaire. Bien souvent nous pensons à l’agresseur et à la victime, mais dans le cadre d’un établissement scolaire ou d’une classe, nous oublions trop rapidement les victimes collatérales. Les victimes collatérales, ce sont ces autres élèves venus pour apprendre et étudier qui voient leur année scolaire détruite par le comportement de ces voyous. Ces comportements où s’exercent un rapport social violent de domination à l’égard de ceux qui souhaitent juste suivre des cours et réussir leurs études. Aujourd’hui, l’existence sociale au sein d’un établissement pour des jeunes en difficulté se matérialise à travers leur échec et plus ils échoueront, plus ils perturberont, plus ils existeront. Nous devons casser ce processus. La pression sociale doit changer de camp, la majorité silencieuse souhaitant travailler et s’en sortir doit également prendre la parole : échouer, ce n’est pas être cool et cela ne doit pas apporter une existence sociale. La deuxième problématique est la diffusion sur les réseaux sociaux de cette agression. Les moyens doivent être mis en place afin d’éviter que des élèves puissent filmer ce genre d’évènement et se glorifier à l’extérieur. Nous devons sensibiliser les groupes comme Snapchat, Twitter et Facebook pour qu’ils suppriment immédiatement ces vidéos et en informent immédiatement les forces de l’ordre. Dans un premier temps, l’interdiction proposée par Jean-Michel Blanquer du téléphone dans les écoles est une bonne décision. Le Président de la République a récemment déclaré que la peur devait changer de camp, je partage son avis, toutes les actions nécessaires pour remettre à leur place ces caïds doivent être mise en place afin de ne pas pénaliser la majorité silencieuse qui ne cherche qu’à profiter de la chance d’avoir accès à l’éducation.
« Ces comportements où s’exercent un rapport social violent de domination à l’égard de ceux qui souhaitent juste suivre des cours et réussir leurs études »
Extrait vidéo de l’interview :
Ici l’interview originale : https://putsch.media/20181109/interviews/thiebaud-grudler-lue-doit-avoir-un-droit-de-regard-sur-victor-orban-et-son-respect-de-la-democratie-liberale/
Suite à l’agression à caractère homophobe de Romain, les habitants de Rouen et sa métropole étaient réunis nombreux en cet après-midi du 3 novembre sur le Pont Corneille, à Rouen, pour dire NON à la violence et à la haine.
Yanis Khalifa y était présent au côté de plusieurs personnalités politiques de tous bords confondus, en son nom propre ainsi qu’au nom de la Députée Sira Sylla, actuellement en déplacement au Sénégal
